Église de
Saint-Prosper
Paroisse Sainte-Élisabeth, Unité pastorale des Chenaux
Paroisse Sainte-Élisabeth, Unité pastorale des Chenaux
L'église Saint-Prosper aujourd'hui
Crédit photo : René Beaudoin, 2018L'église Saint-Prosper en 1877
Crédit photo : Pierre-Victor Ayotte (Archives du Séminaire de Nicolet)Saint Prosper (390-463)
Artiste : José de Ribera (Wikipédia)Intérieur de l'église de Saint-Prosper
Crédit photo : Conseil du patrimoine religieux du Québec, 2003Adresse : 340, rue de l'Église, Saint-Prosper-de-Champlain (Québec) G0X 3A0
Prosper d’Aquitaine est un écrivain laïc. Même s’il ne l’a jamais rencontré, il est qualifié comme « le plus grand disciple de saint Augustin ». Il a correspondu avec lui et a questionné le pape Célestin 1er sur ses enseignements. La plupart de ses écrits étaient destinées à défendre et propager des enseignements d'Augustin. On croit que c'est grâce à lui qu'Augustin fut reconnu très tôt comme le grand docteur de l'Église d'Occident. Né vers 390, Prosper est un Gaulois originaire d’Aquitaine au temps de l’Empire romain. En 417, il est en Provence. En 440 il rejoignit Rome pour devenir secrétaire du pape Léon 1er. Prosper n’était ni prêtre ni évêque. Pour faciliter la paix de son ménage, selon le Martyrologe romain, il correspondait en vers avec sa femme : « Relève-moi si je tombe, reprends-toi quand je te signale quelque faute. Qu'il ne nous suffise point d'être un seul corps, soyons aussi une seule âme. » Il meurt vers 463. On ignore pourquoi son nom fut donné en 1847 à la nouvelle paroisse qui allait être fondée deux ans plus tard, mais certains croient qu’à sa fondation, l’évêque ait voulu souligner la « prospérité » des premiers colons. Sans doute fantaisiste, cette explication témoigne peut-être quand même de leur fierté.
Érigée de 1848 à 1850, l’église Saint-Prosper est un édifice de pierre surmonté de deux clochers. C’est Augustin Massicotte (1793-1876), cultivateur et capitaine de milice, qui en dessina les plans. Massicotte est considéré comme le fondateur de Saint-Prosper à cause du rôle important qu’il a joué dans toutes les démarches entreprises depuis 1845. L’édifice présente un plan rectangulaire composé d’une nef à trois vaisseaux, d’un chœur en saillie terminé par un chevet plat, et d’un jubé à l’arrière et qui se poursuit de chaque côté. La sacristie est greffée au chevet, dans le prolongement du chœur. L’église n’est pas orientée face à la rue principale. Son axe se dirige en ligne droite vers la maison du capitaine Massicotte, ce qui a fait dire à certains que Massicotte l’avait voulu délibérément. Mais les archives ne le disent pas. La construction a été réalisée par François-Xavier Roberge, maître-charpentier, et Clet Lanouette, maître menuisier, avec leurs ouvriers. Des auteurs répètent que l’intérieur de style néo-gothique a été réalisé en 1852 par Zéphirin Perrault de Deschambault, comme architecte ou comme entrepreneur. En l’absence d’un contrat, on peut en douter. Né en juillet 1834, Perreault aurait eu 17 ou 18 ans au moment des travaux.